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L'hypersexualité

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Le terme " nympho " est souvent trop vulgairement utilisé pour désigner une femme qui a simplement un appétit sexuel débordant, ce qui est plutôt positif (surtout pour ses partenaires !). Par contre la réelle Nymphomanie est une véritable maladie d'origine mentale et non physique. Il s'agit d'une affection psycho-sexuelle. Elle touche des femmes névrosées et atteintes de grands déséquilibres psychiques.

La femme nymphomane n'est pas sexuellement insatiable. C'est plutôt une femme frigide, perpétuellement insatisfaite, qui essaye de guérir son incapacité pas la multiplication des rapports dans une recherche continuelle d'un plaisir utopique. Elle a l'obsession de changer de partenaires sexuels le plus souvent possible afin d'obtenir enfin la satisfaction sexuelle qu'elle n'arrive jamais à atteindre.

On observe que de nombreuses nymphomanes ont subi une éducation trop rigide et stricte, voire répressive. D'autres ont souffert de traumatismes sexuels et psychologiques (viols, pédophilie, violences physiques). La nymphomanie ne peut se guérir que par un suivi psychiatrique approfondi. Il n'existe pas de traitements médicamenteux.

Pour les hommes, l'hypersexualité est aussi appelée satyriasis (de satyres, créatures de la mythologie grecque, qui incarnent la force vitale de la nature). Le concept d'hypersexualité remplace aujourd'hui les anciens concepts de nymphomanie et de satyriasisme. À ces anciens concepts était associé un trouble psychologique caractérisé par une obsession vis-à-vis du sexe entraînant une libido considérée comme trop active. La limite à partir de laquelle on parle d'hypersexualité est sujette à débat, car la libido est inégalement partagée entre les êtres humains, qu'ils soient hommes ou femmes. Il est donc très difficile de définir un niveau « normal » de pulsions sexuelles. Certains se contentent d'un rapport sexuel épisodique, d'autres en ressentent le besoin quotidiennement, voire plus comme ceux qui recherchent des relations considérées comme hors-normes ou à plusieurs partenaires dans le cadre de la sexualité de groupe. Le consensus aujourd'hui tend à parler d'hypersexualité lorsque les conséquences sur le plan social deviennent inacceptables. L'hypersexualité, chez la femme, ne doit pas être confondue avec le syndrome d'excitation génitale persistante.

Syndrome d'excitation génitale persistante

Le syndrome d'excitation génitale persistante (SGEP), encore appelé syndrome d'excitation génitale permanent, est une perception d'excitation génitale prolongée malgré l'absence de désir sexuel ou de stimulation sexuelle. Le syndrome de cette condition, affectant les femmes, est généralement source de stress.

Ce syndrome a été décrit pour la première fois en 2001 par les sexologues américains Leiblum et Nathan. Initialement, Leiblum et Nathan l'avaient nommé « Persistent Sexual Arousal Syndrome » (PSAS) mais on préfère désormais le terme de « Persistent Genital Arousal Disorder » (PGAD).

Il s'agit de la perception de la survenue d'une excitation génitale en l'absence de désir sexuel ou de stimulation sexuelle. Celle-ci peut conduire à un ou plusieurs orgasmes (obtenus seule ou avec un partenaire) ce qui procure un soulagement temporaire. La sensation d'excitation génitale persiste souvent sans fantasmes ou pensées de nature sexuelle et sans avoir été déclenchée par une raison évidente.

Cette situation est mal vécue par les femmes qui en souffrent. Elle est source de stress et d'inquiétude.

Le diagnostic repose sur 5 critères :

-l'excitation génitale et clitoridienne persiste pendant une durée allant de plusieurs heures à plusieurs jours ;
-l'excitation génitale n'est pas liée à une impression subjective de désir sexuel ;
-l'excitation génitale physique ne disparaît pas après un simple orgasme et en nécessite généralement plusieurs ;
-la sensation d'excitation génitale est intrusive et indésirable ;
-l'excitation génitale est, au minimum, modérément pénible.

La symptomatologie du SEGP est la suivante : fourmillement clitoridien (85 % des patientes), congestion vaginale (80 %), lubrification (76 %), contractions vaginales (71 %), fourmillement vaginal (70 %), douleur clitoridienne (20 %) et douleur vaginale (17 %). La moitié des patientes atteintes de SEGP souffrent en permanence des symptômes d'excitation génitale, l'autre moitié les ressent de façon intermittente. Les femmes éprouvent de nombreux sentiments négatifs : frustration (89 %), préoccupation (85 %), soucis (64 %), bizarrerie (64 %), embarras (60 %), inquiétude (51 %), déprime (47 %), honte (38 %), culpabilité (33 %), malaise (28 %).

Les traitements demeurent très décevants et il n'existe actuellement aucune explication physiologique à ce trouble. Leiblum note cependant que la masturbation permet à certaines femmes de soulager leur trouble (il leur faut alors en moyenne 5 ± 3,6 orgasmes) mais qu'elle aggrave au contraire le SGEP chez d'autres patientes. Si la masturbation permet de soulager 53 % des patientes, plus d'une sur quatre a besoin d'au moins une demi-heure pour atteindre l'orgasme et la moitié des femmes disent avoir besoin de plus en plus de stimulation pour y parvenir. Enfin, près de la moitié des patientes rassemblées par Leiblum trouvent ces autostimulations douloureuses ou pénibles physiquement.

 

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